Parrainer l’Ecole du Bayon – Pourquoi ?

Parrainer l’Ecole du Bayon – Pourquoi ?

C’est en 1993 que l’école du Bayon a accueilli ses premiers élèves à l’école primaire. Pendant bientôt 20 ans d’existence, notre association s’est agrandie et diversifiée. Programme d’accompagnement des étudiants dans le secondaire, école de pâtisserie et de boulangerie, formation en agroécologie, développement d’activités rémunératrices pour les familles des élèves… Tout ça a pu prendre vie grâce au soutien précieux d’un groupe de personnes : nos parrains, marraines et sponsors.

Ils/elles n’étaient au commencement qu’ une petite vingtaine et ils forment désormais une communauté de plus de 450 personnes. L’école du Bayon, c’est une grande famille, dans laquelle chaque personne joue un rôle : des volontaires, à Thorth, notre directeur exécutif, jusqu’aux donateurs ponctuels. Les parrains et marraines jouent un rôle central dans ce magnifique tableau car au délà de donner vie à nos projets, ils les soutiennent sur le long terme. Comptables, artistes, professeurs des écoles, de Paris aux petits villages du Vaucluse en passant par Londres ou Singapour, autant de profils différents qui constituent la première force de nos projets. 

Notre gratitude est immense et remercier ces hommes et ces femmes est une priorité pour nous. Nos échanges réguliers avec eux nous permettent de maintenir des liens forts au fur et à mesure des années. Une présentation actualisée de nos projets 1 mois sur 2, une newsletter qui traite les sujets de fonds chaque trimestre, un lien direct avec les actualités du terrain sur les réseaux sociaux et par échange direct avec notre responsable de communication… nous mettons tout en œuvre pour les placer au cœur de nos projets. Authenticité et sincérité sont les maîtres mots de cette relation qui nous permet de fournir une éducation de qualité aux enfants vivants dans l’enceinte des temples d’Angkor.

En parrainant l’Ecole du Bayon, ils/elles ont décidé de soutenir une éducation de qualité, entièrement gratuite pour plus de 450 jeunes, qui prend en charge tous les besoins fondamentaux liés au bon développement des enfants/étudiants. Si une éducation de qualité est essentielle pour avancer dans la vie, il est au moins tout aussi important de favoriser le développement personnel aux travers d’activités ludiques, culturelles et sportives.  C’est pourquoi nous avons intégré diverses activités au sein même du cursus scolaire, de la pratique d’une activité physique à l’éveil culturel et artistique.

Vous aussi, prenez place dans cette magnifique toile de liens humains (participation à partir de 13€ par mois). Toutes les informations sur le parrainage et autres modes de soutien sur notre site  : https://ecoledubayon.opte.io/nous-soutenir/

Quatre leçons à retenir de cette année exceptionnelle

Quatre leçons à retenir de cette année exceptionnelle

Thorth, Vantha, Rithy, Sakoth et Soky reviennent avec leurs mots sur ces deux dernières années et sur les enseignements qu’ils en ont tirés. Quels outils allons-nous garder par la suite ? Qu’avons nous appris ?

Résilience, solidarité et adaptabilité : autant de termes qui ont su guider leur travail et devenir le moteur de leur engagement.

Leçon #1 : apprendre à anticiper pour mieux appréhender

Si vous demandez à Thorth, directeur adjoint et exécutif de l’Ecole du Bayon au Cambodge, ce qu’il retient de l’année passée, ses premiers mots sont “imprévisible” et “stressant”. En effet, son objectif principal durant ces derniers mois a été de “s’assurer que nous serions capable de maintenir l’éducation de tous nos élèves à un niveau stable : nous avons dû considérer quelles étaient les actions essentielles sur lesquelles nous devions nous mobiliser et quelles sont celles que nous pouvions ralentir, pour être certains de répondre à cet objectif malgré la situation”. 

Il explique qu’il a fallu se concerter, débattre et prendre des décisions pour répondre à l’urgence, sans pour autant savoir comment la crise évoluerait : “cela m’a appris à davantage analyser et me questionner sur les enjeux futurs pour anticiper du mieux possible ce type de situations, bien qu’elles soient exceptionnelles”.

“Nous avons appris comment nous adapter rapidement et nous avons pu trouver une solution à chaque problème grâce à l’engagement de toute l’équipe. L’enjeu a été d’avancer jour après jour, et de penser nos actions à court-terme pour s’assurer une efficacité optimale.”

Thorth, directeur adjoint et exécutif.

Leçon #2 : mieux communiquer pour prendre conscience des besoins de chacun

La mise en place de cours en ligne au sein de nos formations et l’obligation de se déplacer dans les villages auprès de nos élèves de l’école primaire nous ont permis de nous rendre compte qu’il était essentiel d’être à l’écoute de chacun.
Nous avons pris conscience des besoins de chacun car nous étions avec eux quotidiennement, dans leurs villages et leur environnement. Nous avons pu discuter avec les parents, notamment ceux dont les enfants sont les plus en difficultés. Aujourd’hui, cela nous permet de retrouver les élèves à l’école en sachant quels sont ceux que nous devons suivre de manière plus rapprochée, et ce même si nous retrouvons un fonctionnement normal.”
Vantha, directeur de l'école primaire.

En ayant développé l’enseignement en ligne, via Zoom, Youtube et Telegram, nos étudiantes de l’école de pâtisserie ont pu utiliser ces différents canaux de communication pour être en contact permanent avec nos équipes et leurs camarades. Sokly, notre professeure de pâtisserie et Rithy, nouveau directeur de l’école de pâtisserie, n’ont donc jamais été déconnectés de la réalité de chacune, bien au contraire.

Chaque plateforme avait son utilité. Zoom a été le moyen de discuter ensemble des questions en lien avec les cours mais également l’espace où les étudiantes pouvaient échanger entre elles et s’entendre de vive voix. Youtube a permis aux élèves de réviser à leurs rythmes et de préparer leurs questions pour nos rencontres en ligne. Enfin, Telegram a été notre outil principal pour discuter de ce qui est moins formel, mais d’autant plus important en cette période : comment se sentent-elles, leurs émotions face à la crise et comment pouvons nous les aider. Cela nous a permis de garder le lien avec elles et de leur montrer que nous étions à leur écoute.

Rithy, directeur de l'école de pâtisserie.

Leçon #3 : privilégier le circuit court et local

Lorsque la ville de Siem Reap s’est fermée et que toutes les activités ont été suspendues, l’équipe du Projet Potagers s’est retrouvée face à un dilemme de taille : comment écouler les productions de légumes de nos farmers et éviter les pertes ? 

La plupart des farmers ne pouvaient plus se déplacer entre les villages tandis que les quantités de légumes ne cessaient de s’accroître. Elles n’avaient donc aucun moyen de vendre leurs légumes, et il a fallu trouver des solutions. Nous avons donc travaillé avec l’équipe sociale et celle du follow up pour distribuer ces légumes à nos familles. Nous avons décidé de racheter leurs légumes pour les redistribuer par la suite. Ainsi, elles étaient assurées d’avoir un revenu pour prendre soin de leurs familles, et nous assurions à nos bénéficiaires d’avoir de quoi se nourrir malgré la perte de leurs emplois.” nous présente Sakoth, manager du projet potager et de l’école d’agroécologie. Ce projet a renforcé le travail de nos farmers et leur a fait prendre conscience du rôle qu’elles jouent dans la chaîne d’entraide du Bayon. Elles sont de plus en plus motivées à apprendre et à s’investir davantage pour que cela profite à tous.” 

D’un point de vue plus global, l’arrêt du tourisme a eu un impact considérable sur nos activités et principalement celle du Coffee Shop. Pour Thorth, cela a été l’occasion de prendre conscience qu’il fallait repenser notre travail auprès de la population locale, pour ne pas se retrouver dépendants des touristes. “La fermeture du Coffee Shop n’a pas été facile à gérer puisque ce sont ces revenus qui financent notre formation en pâtisserie. Il a fallu trouver de nouvelles solutions. Aujourd’hui, nous avons pris conscience de la nécessité de développer des produits locaux pour que nous puissions avoir une clientèle locale et accroître notre visibilité à Siem Reap.

Sreyleak, gérante du Coffee Shop.

Leçon #4 : mieux travailler en équipe pour plus d’efficacité

L’équipe sociale, en relation permanente avec nos étudiants et leurs familles, est au cœur de nos actions depuis de nombreux mois. Leur travail a été essentiel pour effectuer un suivi de nos familles et répondre efficacement à l’urgence. Soky, responsable de l’équipe sociale, se dit aujourd’hui fière du travail accompli par ses collègues.

Nous avons dû travailler main dans la main et cela n’a pas été toujours facile. Il a fallu penser nos actions en tant qu’équipe, pour se diviser les tâches. Nous nous sommes rendus compte de ce que nous devions faire et préparer pour être plus efficace sur le terrain. Je suis vraiment fière de notre travail ; nous avons été très occupés et il a fallu travailler dur mais nous n’avons jamais cessé d’agir en pensant aux familles et aux enfants.”

Soky, responsable sociale.

Au-delà de l’équipe de l’Ecole du Bayon, il a également fallu travailler avec les autorités locales, puisqu’il était difficile de se déplacer. “Nous avons travaillé conjointement avec les chefs des villages et des communes. Ils ont souvent fait le relai entre nos bénéficiaires et nos équipes, ce qui nous permettait de garder un lien, même lorsque nous ne pouvions circuler entre les zones.” explique Thorth.

Nous retenons de cette période la puissance d’un travail en équipe : nous pouvons nous aider les uns des autres pour ainsi aider ceux qui sont le plus dans le besoin. Grâce à tous ces enseignements, l’équipe est aujourd’hui d’autant plus soudée. 

Pédaler pour l’égalité : 5000km à travers l’Europe

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hello ! Je m’appelle Diane Robert, j’ai 21 ans et je viens de terminer un Bachelor en Sciences Politiques à l’Université de McGill, à Montréal. 

D’où t’es venu ce projet de traverser l’Europe en vélo ? Quel est ton itinéraire ? 

Depuis que j’ai commencé mes études à McGill, j’avais prévu de faire une année de césure après mon Bachelor pour découvrir de nouveaux pays et de nouveaux projets. Je n’avais pas de plan précis car je voulais m’offrir la possibilité de dépasser mes limites et m’adapter aux circonstances. Avec le Covid, l’idée de partir toujours plus loin à été substituée par l’envie de prendre le temps de découvrir plus en profondeur des endroits plus proches. Ceci, combiné à la soif de liberté et de rencontres, m’a donné l’idée de découvrir l’Europe méditerranéenne à vélo. 

Pourquoi avoir décidé de s’engager dans un projet associatif ?

Je voulais que mon projet ne soit pas qu’un enjeu personnel, mais qu’il ait aussi une influence positive autour de moi et qu’il soit utile à d’autres. Étant particulièrement investie sur les questions d’égalité femmes-hommes, je voulais porter un projet ayant un impact concret dans ce domaine et apporter mon soutien à une ONG soucieuse de cet équilibre. Par la sensibilisation, l’éducation et la récolte de fonds, j’avais envie  de participer à l’amélioration de la situation économique et sociale de certaines femmes tout en ouvrant le débat sur ces enjeux à ceux qui m’entourent au quotidien. 

Pourquoi as-tu choisi l’Ecole du Bayon ? 

Je voulais avant tout que les fonds récoltés aillent à une association dont je connaissais le nom et l’efficacité. J’appréciais particulièrement le travail de l’École du Bayon et l’accent qu’elle met sur l’éducation, moyen le plus efficace pour moi d’avoir un impact à court, moyen et long terme sur les individus et la société toute entière. Au sein de l’École, un projet a particulièrement résonné avec mes valeurs et engagements. Votre  École de Pâtisserie et Boulangerie permet à des jeunes femmes cambodgiennes issues de milieux défavorisés et vivant dans la région des temples d’Angkor d’avoir accès à une éducation de qualité et de favoriser leur insertion professionnelle à la fin de la formation. De plus, j’avais eu la chance de visiter vos locaux lors d’un séjour au Cambodge et j’avais été touchée par votre volonté de rester toujours proches des enfants, jeunes, et familles que vous supportez au quotidien.

A quoi vont servir les fonds récoltés ?

L’objectif est de récolter 2500 euros, une somme qui correspond à la formation complête d’une jeune femme au sein de l’École de Pâtisserie et de Boulangerie du Bayon. Ce montant comprend à la fois le logement et la nourriture de l’élève, ainsi que tous les cours et dépenses liées aux stages, les fournitures scolaires et uniformes, un vélo pour assurer ses déplacements, et enfin, les allocations mensuelles.

 

Pourquoi t’engager sur la question de l’inégalité des genres ? Que penses-tu pouvoir apporter ? 

D’abord, c’est l’un des thèmes qui touche la plus grande proportion de la population. De plus, c’est un thème qui est souvent mal compris ou mal interprété, ce qui entraîne des débats souvent mal documentés et donc contre-productifs. Pour moi, l’égalité est la justice la plus élémentaire. Les cours que j’ai pris à ce sujet m’ont permis de former une pensée claire et critique et de croire qu’un changement est possible, par l’action mais aussi par la réflexion. Je crois que s’il est nécessaire d’améliorer les situations des personnes les plus vulnérables à ce sujet, il est tout autant crucial d’élever un débat constructif au niveau sociétal afin de faire évoluer certaines mentalités. J’espère qu’en partageant des ressources de qualité et qu’en prenant le temps d’écouter diverses opinions, je pourrais améliorer mes connaissances sur le sujet, promouvoir cette remise en question dans l’esprit de nouvelles personnes, et présenter ou soutenir des propositions concrètes allant dans ce sens. C’est pourquoi je souhaite demander à un maximum de personnes rencontrées sur ma route : selon vous, sur quoi faudrait-il travailler en priorité pour réduire les inégalités femmes-hommes ?

L’égalité est la justice la plus élémentaire.

Selon toi, sur quoi faudrait-il travailler pour réduire les inégalités hommes-femmes ?

L’éducation. Je pense qu’il faut avant tout observer la société en prenant en compte les différences de genre afin de dé-normaliser et dé-banaliser certains phénomènes. Par exemple, il n’est pas normal qu’une femme ne se sente pas en sécurité dans les lieux publics simplement parce qu’elle est femme; et le harcèlement de rue ne devrait pas être perçu comme normal et inévitable lorsqu’une femme sort. De même, il n’est pas normal qu’une femme n’ai pas les mêmes chances d’accès qu’un homme  à une éducation de qualité,  à un emploi stable et à la sécurité. Pourtant, ces inégalités existent. Je considère que le premier pas est celui de la reconnaissance des inégalités, l’étude de leurs sources et de leurs conséquences, pour espérer trouver des solutions permettant de les réduire, voir, de les effacer. C’est ce que j’essaie de faire en communiquant personnellement sur le sujet et en témoignant mon engagement auprès de projets comme ceux de l’École du Bayon. 

Qu’aimerais-tu découvrir ou apprendre pendant ce voyage ? 

Pendant ce voyage, j’aimerai découvrir les multiples cultures européennes, diverses et variées, mais pourtant si proches de chez moi, en prenant le temps de traverser les pays et de dormir chez leurs habitants. J’aimerais apprendre d’eux, de leurs réflexions sur leur société et sur ces questions que je me pose. J’aimerais aussi grandir, apprendre sur moi, de mes erreurs et mes succès, me confronter aux difficultés et observer comment j’y fais face.

Pourrons-nous te suivre lors de ton périple ? 

Oui bien sûr ! Je partagerai mes aventures sur ma page Instagram (dianerobert8) et vous préparerai quelques autres petites surprises. J’ai hâte de vous montrer mes découvertes et j’espère pouvoir ainsi vous faire découvrir un peu plus l’Europe Méditerranéenne, l’École du Bayon et la vie en solo à vélo! 

À très très vite !

Pour soutenir Diane dans son aventure, c’est par ici : https://www.helloasso.com/associations/l-ecole-du-bayon/collectes/pedaler-pour-l-egalite 

Coffee Shop : une alternative au don

 

En 2014, l’école de pâtisserie et de boulangerie de l’Ecole du Bayon voit le jour. A l’époque, notre première promotion est composée de 10 jeunes femmes, toutes issues de milieux défavorisés dans la province de Siem Reap. La première année de notre formation se terminant avec succès, il nous semblait dès lors essentiel de faire perdurer cette formation, et d’augmenter nos capacités pour la rendre accessible à un plus grand nombre de jeunes femmes et familles dans le besoin. L’idée était donc de réfléchir ensemble par quels moyens nous pouvions pérenniser cette formation professionnelle sur le long terme.

En 2015, le Coffee Shop de l’école de pâtisserie ouvre ses portes, avec pour objectif premier de contribuer au financement de la formation des étudiantes de l’école de pâtisserie. Chaque jour sont produits toutes sortes de pâtisseries, de viennoiseries et de pains. Les recettes minutieusement pensées par notre chef Khmer Sokhoeurn Morn, également directrice de l’école de pâtisserie, sont réalisées par l’équipe de production composée principalement par d’anciennes étudiantes de l’école.

Les étudiantes quant à elles, reçoivent un enseignement presque quotidien au sein des deux laboratoires : la pâtisserie et la boulangerie. Elles apprennent également, grâce au coffee shop, les bases du service en salle.
Depuis son ouverture, le coffee shop n’a cessé de grandir et peut désormais recevoir 30 personnes. Il est d’ailleurs aujourd’hui l’un des plus réputés de la ville pour ses pâtisseries et viennoiseries mais surtout pour son cadre. Ce « petit coin de paradis », est à l’abris du brouhaha de Siem Reap et de sa fameuse rue « pub street » qui grouille de touristes a toutes heures du jour et de la nuit. Pour suivre la cadence des clients, le coffee shop compte maintenant 3 serveuses et 3 jeunes filles sont à la production en tant que commis de cuisine.

terrasse extérieure d'un coffee shop

Pour résumer, l’ensemble des ventes du coffee shop réalisées à partir de l’année scolaire 2016-2017, ont permis d’autofinancer l’école de pâtisserie à 47%, une moyenne établie sur les 3 dernières années révolues. Avec, pour la première fois depuis l’ouverture du coffee shop, une part d’auto-financement à plus de 50% pour l’année scolaire 2018-2019.
Au total, 23 étudiantes ont pu bénéficier gratuitement de notre formation en boulangerie et pâtisserie grâce au chiffre d’affaire dégagé avec le Coffee Shop !

Une autre belle manière de s’engager auprès de notre association, une alternative au don : une pâtisserie pour une bonne cause !
plusieurs gateaux sur un étal

 

Le coffee shop compte aussi comme clients des restaurants, hôtels et spas de Siem Reap. Avec une dizaine de clients réguliers, nous sommes à ce jour capables de livrer quotidiennement différentes variétés de pains et pâtisseries aux quatre coins de la ville. On retrouve parmi eux Bodia Spa, les hôtels Mémoire, Maison Polanka ou encore Sala Lodges et les restaurants Bakong, Georges Rhumerie ou Le Bel Air.

UN NOUVEL ESPACE DE TRAVAIL POUR L’ECOLE DE PÂTISSERIE

UN NOUVEL ESPACE DE TRAVAIL POUR L’ECOLE DE PÂTISSERIE

 

 

 

La Bayon Pastry School a entamé sa sixième année d’existence et a accueilli 26 nouvelles étudiantes. Le lieu a bien évolué et la formation est aujourd’hui très professionnelle et reconnue à Siem Reap.Avec notre expérience, nous gagnons en notoriété et nos étudiantes trouvent facilement un emploi à la sortie de l’école. En cinq ans, 86 étudiantes sont sorties diplômées et travaillent dorénavant avec un emploi stable.

Et maintenant ? Nous voulons grandir, améliorer notre espace de formation et la qualité de nos pains. Les étudiantes sont principalement formées à la pâtisserie, mais nous voulons améliorer la formation en boulangerie. Nous avons donc décidé de créer un nouveau laboratoire de boulangerie, destiné à la formation des étudiantes.
travaux de rénovation

Laissons la parole à Sokhoeurn, notre directrice de l’école :

Quels sont les objectifs de ce nouvel espace ?
Le premier objectif est de disposer d’espace supplémentaire pour recruter plus de 25 étudiantes par promotion. D’autre part, nous nous sommes jusqu’ici principalement concentrés sur la pâtisserie ; le matériel que nous utilisons est moins adapté à la boulangerie et nous souhaitons donc investir pour avancer dans cette voie.

Qu’est ce qui change par rapport à l’ancien pastry lab ?
Au-delà de l’espace gagné, l’évolution principale est liée aux normes d’hygiène. Avec ce nouvel espace, nous pourrons nous mettre aux normes et respecter au mieux les règles sanitaires et de sécurité alimentaire internationales.
Des étudiantes travaillent dans un laboratoire de cuisine
Avez-vous investi dans du matériel spécifique ?
Nous avons investi dans des petits équipements, indispensables pour la boulangerie mais aussi dans un laminoir (machine pour les pâtes), des mixers à spirale et un four.
La chose dont je suis le plus satisfaite est l’investissement dans une chambre froide qui va nous permettre de mieux gérer les stocks. Ces recommandations ont été faites par nos partenaires de Lesaffre et Arizta qui nous suivent sur ce projet.

Quels sont les plans pour le futur ?
Nous voulons améliorer la qualité de nos pains et les faire connaître sur Siem Reap. Nous voulons que les étudiantes comprennent pourquoi le pain est si important. C’est comme le riz au Cambodge que nous mangeons à chaque repas !

Un grand merci à l’ensemble de nos sponsors sans qui ce projet n’aurait pas pu exister : Aryzta, Fondation Sodebo, Lesaffre, Kitchen Aid ; sans oublier les nombreux donateurs qui ont notamment donné en hommage à Irene Meister.
Des étudiantes dans une cuisine

 

 

The Bayon Pastry School has begun its sixth school year with a new intake of 26 students. The site has been transformed from its modest beginnings and the training programme is now highly professional and well known in and around Siem Reap.Our experience has led to a growing reputation and our students find jobs easily once they have finished the programme. Over the last 5 years, 86 students have graduated and found stable jobs.

What’s next? We want to grow and improve our training site as well as the quality of our bread. Our students are trained mainly in pastry but we want to develop our bread-making programme. With this in mind, we have decided to create a new baking laboratory for use by our students.
travaux de rénovation

Let’s find out more from Sokhoeurn, the head of the Pastry school:

What are the objectives of this new work space?
The main objective is to extend our premises to allow us to recruit more than 25 students per intake. In addition, up until now, we have concentrated on pastry and the equipment we use is not particularly adapted to bread-making. We would therefore like to invest in more specialised equipment for this new programme.

What has changed compared to the old pastry lab?
Apart from giving us more space, the major improvement has been made in reaching required standards of hygiene. With this new work space, we will be able to operate in compliance with international standards of hygiene and food safety.

Des étudiantes travaillent dans un laboratoire de cuisine

Have you invested in specific equipment?
We have invested in the small equipment which Is essential for break-making, as well as a dough-making machine, spiral mixers and an oven. I am particularly proud of the investment in the cold storage room which will enable us to manage our stock better. These recommendations were made by Lesaffre and Arizta, our partners on this project.

What are your projects for the future?
We would like to improve the quality of our bread and then promote it in Siem Reap. We want our students to realise how important bread is; they need to understand that it is the equivalent of the rice that we eat with every meal in Cambodia!

A very big thank you to all our sponsors, this project could not exist without your loyal support : Aryzta, Fondation Sodebo, Lesaffre, Kitchen Aid ; and not forgetting severals donators who gave in honor of Irene Meister.

Des étudiantes dans une cuisine

 

 

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

Une année de plus s’achève à l’Ecole du Bayon… Et à peine terminée, une nouvelle promotion d’étudiantes a rejoint la formation tandis que 19 petites têtes brunes ont rempli les bancs vides de la classe de maternelle. La vie d’une école est ainsi : certains vont de l’avant et laissent la chance à d’autres d’intégrer notre structure. Ça bouge et c’est tant mieux ! Des envies émergent, les idées fusent, les choses se concrétisent, les équipes se motivent et de nouveaux projets voient le jour…

 enfants de maternelle et leur professeure

L’année scolaire 2018/19 avait démarré à l’école primaire avec une grande réforme du système d’enseignement suite aux recommandations apportées par Rodrigo et Anaïs venus réaliser un audit de notre système pédagogique. Un nouveau directeur a été recruté et l’équipe des professeurs a été renouvelée pour favoriser les pleins temps et ainsi des plages horaires disponibles pour mettre en place des cours de soutien pour les élèves en difficultés. Deux bâtiments ont ouvert leur porte : une classe informatique, destinée aux élèves des grades 5 et 6, ainsi qu’une bibliothèque avec plus de 400 références de livres en khmer. Une toute nouvelle cantine ainsi qu’un système de gestion des eaux flambant neuf ont été inaugurés. Ces investissements n’ont été possibles que grâce au précieux soutien de nos sponsors et de nos généreux donateurs. Sans eux, nous n’irions pas aussi loin. Un grand MERCI !

2 personnes posent

Nos étudiants du secondaire ont poursuivi les rencontres métiers mensuelles avec des professionnels qui sont venus présenter leur profession. Créatrice d’une marque de bijoux, RH dans une agence de voyage, comptable dans une ONG, manager dans un hôtel : des métiers divers qui leur parlent et leur permettent de se projeter dans un avenir professionnel finalement pas si lointain. Ils ont aussi eu cette année la chance de participer à un échange interculturel riche en émotions avec des étudiants du lycée français de Singapour.
Les potagers du Bayon n’ont jamais autant produit puisque cette année, la cantine a été alimentée à 80% en légumes produits localement et de façon écologique, dans les jardins des 8 familles impliquées dans le projet. Chaque jour, 25 kg de légumes arrivent en moto, tuktuk ou même en vélo à la première heure pour permettre à nos cuisinières de préparer le repas des 250 élèves qui débutent leur déjeuner dès 11h pour les plus jeunes. Maintenir la motivation des familles est un défi de taille ! Le métier de maraîcher est une entreprise du quotidien et ne permet pas de repos. Nous avons, cette année, équipé chaque famille d’un système d’arrosage automatique, leur permettant de dégager du temps pour d’autres activités : désherber, récolter, traiter les maladies, etc.

agricultrice dans son champ

A l’école de pâtisserie, la cinquième promotion d’étudiantes a permis de remettre un diplôme à 21 jeunes filles parties fin août dernier vers un avenir professionnel sécurisant dans les hôtels de Siem Reap ou de Phnom Penh et/ou dans des boulangeries-pâtisseries en recherche de main d’œuvre qualifiée. Arrivées fin septembre 2018, les étudiantes que nous avons connues ne sont plus les mêmes. Timides, réservées et très peu sûre d’elles en début de formation, elles repartent confiantes et forte d’une compétence qu’elles peuvent et savent mettre en avant. Nous sommes vraiment dupés par leur capacité d’apprentissage en 12 mois seulement !

5ème promotion de l'école de pâtisserie

La nouvelle promotion accueillie fin août 2019 a fait ses premiers pas dans le tout nouveau Bakery Lab que nous venons d’inaugurer et qui va nous permettre de former plus et dans de meilleures conditions.L’Ecole du Bayon avance… Grâce à ses équipes et à ses nombreux et fidèles donateurs qui croient en son projet. Continuons ensemble !

Vous trouverez ici le rapport d’activité de l’année 2018/2019 pour plus de détail sur nos actions.