VIVRE AVEC LA TERRE

Lettre de Clémentine, volontaire restée 6 mois au Cambodge

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Clémentine (à gauche) en formation avec les farmers


Clémentine est ingénieure agronome et elle a rejoint les équipes du Bayon entre mars et août 2020 pour travailler sur le projet des potagers du Bayon et de la future école de formation en agroécologie. Avant de partir, elle a souhaité adresser un mot aux membres de l’équipe que nous avons choisi de vous partager ici.


Chers membres de l’Ecole du Bayon,

 

Je rentre en France après une incroyable expérience à vos côtés pendant 6 mois de ma vie que je n’oublierai jamais. Merci à vous tous ! Je voulais vous adresser ces quelques mots.

Tout d’abord, un grand merci pour votre accueil. C’était un peu difficile au début car je suis arrivée dans un moment de crise (Mars 2020). Même si je ne vous ai pas tous connu en détail, j’ai appris à connaitre le Cambodge un peu plus et à l’apprécier grâce à vous tous. 

Je souhaitais vous parler d’un problème qui m’est apparu lorsque j’étais au Cambodge mais qui peut s’appliquer dans le monde entier.

Nous devons tous comprendre que l’agriculture est la BASE de la vie. Nous vivons grâce aux paysans depuis que nous sommes nés et nous continuerons à vivre grâce à eux jusqu’à la fin de nos jours. Chacun d’entre nous connaît un paysan ou un agriculteur dans sa famille ou ses relations. C’est un des métiers les plus difficile qui puisse exister. Peut-être que vous faites pousser des légumes dans votre jardin pour vous nourrir. La nourriture c’est la vie et si vous êtes ce que vous mangez, alors il vaut mieux choisir votre nourriture avec soin !

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En travaillant pour l’Ecole du Bayon, je pense que nous voulons tous créer un meilleur futur pour le Cambodge et nous faisons de notre mieux. Mais nous pouvons aller plus loin, en réfléchissant aux conséquences qu’ont nos achats.

Aussi simple que cela puisse paraître, si on achète local et naturel, on encourage l’économie de proximité et on préserve la nature et notre santé. Mais on préserve aussi l’environnement, on économise de l’eau, on évite la déforestation et la destruction des sols sur le long terme ; et le plus important : on encourage les petits producteurs, les magasins de proximité et les gens qui en vivent.

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C’est parfois difficile de trouver des légumes organiques, ou bien c’est trop cher. Mais en achetant ainsi, on s’assure des conséquences positives de nos achats et ON PEUT DECIDER d’influencer le marché. Ce que nous choisissons de manger chaque jour influencera les paysages, notre environnement, nos voisins, nos familles…

Changer les habitudes n’est pas facile et cela peut prendre du temps. Mais tous les grands changements débutent avec un premier pas…

Clémentine

 

 

, 29 septembre 2020