LES JOYAUX DE KAMPOT OFFERTS PAR FAIR FARMS
A L’ECOLE DU BAYON

Depuis 2 ans nous vendons du poivre de Kampot au profit de l’école du Bayon. Ce dernier nous est offert par Fair Farms, une société qui a été créée au Cambodge en 2014.
Nous mettons ce poivre dans de petits sacs en Krama (tissu traditionnel cambodgien) confectionnés par la maman d’un élève de l’école primaire. La vente de ces sachets nous permet de soutenir notre association. Le poivre peut-être acheté au Coffee Shop de l’école de pâtisserie mais aussi à l’occasion d’événements extérieurs comme le gala de charité à Paris, notre partenariat avec Albert Menez et des ventes diverses à Singapour et au Cambodge…
De plus, le travail de confection de ces sachets permet à cette maman de dégager un revenu complémentaire qui participe à l’amélioration des conditions de vie de sa famille.
La totalité du fruit de ces ventes revient à l’école du Bayon et nous aide à scolariser les enfants démunis vivant autour des temples d’Angkor.
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La société Fair Farms commercialise « Les Joyaux de Kampot », et son nom reflète la volonté de ses fondateurs : être équitable et aider la population locale.
“La philosophie de Fair Farms s’articule autour de 2 axes majeurs: le respect de la terre via une agriculture raisonnée 100% bio et le respect de l’humain via la mise en place d’une charte de responsabilité sociale afin d’améliorer au maximum les standards de vie de nos employés. Vacances, congés maternités, assurances, salaires confortables, repas, éducation… Nous prenons soin de notre farmily!” Norbert Binot – Fondateur de Fair Farms.
L’équipe est composée de fermiers expérimentés qui cultivent le poivre depuis des générations. Ils contrôlent chaque arbre pour s’assurer de leur bonne santé et des tests gustatifs sont effectués chaque jour pour maintenir une qualité optimale.
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Les techniques de productions des « Les Joyaux de Kampot » sont 100% bio et traditionnelles :
– Arrosage manuel pour un meilleur contrôle des maladies & insectes
– Utilisation de ficelles naturelles faites sur place pour éviter une pollution des sols
– Respect des méthodes de culture traditionnelles
– Engrais naturels
– Récolte et tri manuels
– Séchage au soleil sur tables surélevées dans un espace clos pour éviter toute contamination avec le sol ou les animaux ou insectes.
Fair Farms garantie ainsi une qualité optimale. Ce produit est certifié AB et la société est la première et unique certifiée commerce équitable « Fair For Life » du Cambodge. De plus, les responsables de Fair Farms sont très engagés dans la protection de l’environnement et allouent 2% de leur chiffre d’affaire à différents projets de développement (recyclage de plastique et de verre, création d’un premier filtre à eau pilote à la ferme…).
Cette qualité permet à Fair Farms de compter parmi ses clients certaines des plus grandes tables de la gastronomie : Pierre Gagnaire, Romain Meder, le centre de formation Alain Ducasse, Julien Royer, Alexandre Couillon, etc.
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L’école du Bayon remercie Fair Farms et ses responsables pour leur soutien fidèle et pour leur travail qui « fait pousser le Cambodge » et notre action. Bravo !
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, 3 mai 2019

THEAM’S HOUSE :
un lieu extraordinaire pour une soirée inoubliable.

Le 6 mars dernier s’est tenue la soirée de levée de fonds de l’École du Bayon – Bayon Charity Night. Nous avons eu la chance d’être incroyablement bien accueillis par Maddy de la galerie d’art Theam’s House à Siem Reap. Cette maison traditionnelle créée par l’artiste designer Lim Muy Theam, rassemble une collection de peintures, sculptures et instruments de musique conçus et créés sur place par l’artiste.
Pour l’occasion nous avons été soutenus par M. Fabrice PROCHASSON, meilleur ouvrier de France et actuellement chef de la création chez ARIZTA Food, qui s’est rendu au Cambodge pour travailler auprès de l’équipe khmère pour concevoir, cuisiner et organiser un incroyable buffet salé et sucré aux saveurs françaises et asiatiques.
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Toute l’équipe en cuisine était sur le qui-vive durant trois jours. Sokhoeurn Morn, notre cheffe de l’école de pâtisserie, a su faire l’intermédiaire entre les besoins d’un buffet de cette taille et notre équipe Khmère, pas ou peu habituée à des évènements de cette ampleur. La rigueur, l’efficacité et surtout l’adaptation ont été les maîtres mots des équipes en cuisine ! Les étudiantes ont mis du cœur à l’ouvrage et cette soirée aura été pour elles l’occasion de découvrir un buffet « à la française ». Tout le personnel français et khmer a aidé à l’organisation de l’évènement, chacun ayant une tâche bien précise (service, parking, accueil, vente, photos…).
Comme chaque année, nous avons pu compter sur le soutien de nombreux sponsors à Siem Reap qui nous ont appuyés à la fois sur les aspects logistiques mais aussi sur les boissons et le coût des matières premières.

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Cette soirée a rassemblé 133 personnes et nous avons pu récolter 8 615$ grâce à la tombola et à la vente aux enchères !
Au-delà de la levée de fonds, indispensable au bon fonctionnement de l’ONG, cet évènement local fût aussi l’occasion de rassembler les « amis du Bayon » autour de notre savoir-faire et de leur montrer une nouvelle fois le professionnalisme et la rigueur de nos jeunes étudiantes.

Vous souhaitez soutenir notre action pour l’éducation ? Rendez-vous ici si vous souhaitez faire un don ou ici si vous voulez souscrire un parrainage.

, 27 mars 2019

Le projet « potagers » vu par notre volontaire

« Depuis plus d’un an, neuf femmes se lèvent chaque jour pour nourrir au quotidien les 250 élèves de l’École du Bayon. Livraisons des légumes à la cantine d’Élodie, arrosage, entretien des cultures, préparation de compost, d’insecticides naturels, les journées sont bien remplies. Au fil des plantations, des conseils, des ateliers, elles acquièrent l’expérience essentielle au bon fonctionnement du projet et à leur satisfaction personnelle.
Engagées dans ce travail à temps plein, c’est souvent dans leur jardin, la bêche à la main, que je les salue lorsque j’arrive chez elle pour la visite hebdomadaire. Un grand sourire en guise d’accueil, mon arrivée est entre autre l’occasion pour elles de lever le nez de leurs légumes. Commence alors un échange appuyé par le traducteur engagé pour le projet. Vérification de l’état des plantations, conseils sur les traitements à suivre en cas de maladies ou attaques par des insectes. Ensembles, nous apprenons au quotidien comment réagir aux imprévus inévitables d’une agriculture sans produits chimiques.
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Nous prenons le temps à chaque visite d’aborder tous les sujets : apport de graines, de petits matériels pour faciliter le travail, rappel des livraisons prévues. Cet accompagnement technique essentiel n’est pourtant qu’une partie du travail. Prendre des nouvelles de la famille, féliciter pour préserver la motivation, favoriser le partage d’expérience afin de créer une vraie communauté, toutes ces petites choses font partie intégrante de la mission. Car à chaque famille son histoire, à chaque visite son anecdote. Alors il est important de toujours garder à l’esprit que, parfois, tout ne fonctionne pas exactement comme prévu, tout n’avance pas comme on le souhaiterait. Grâce aux potagers, nous aidons des familles dont le contexte social est souvent difficile, et celui-ci passe bien entendu avant toute chose.
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Ce projet, c’est bien plus qu’une histoire de légumes ! C’est le bouleversement du quotidien de ces femmes qui désormais ont une réelle responsabilité, c’est l’occasion pour elles de gagner en dignité par le travail. Le mercredi, dans les locaux de l’école, nous nous réunissons pour le rendez-vous hebdomadaire durant lequel le programme prend alors tout son sens. Certaines bien apprêtées, d’autres toujours en retard (l’un va d’ailleurs avec l’autre), chacune avec son caractère, vient vendre ses légumes pour la semaine suivante et récupérer ce qui lui est dû. Avec la cuisinière de l’école, nous élaborons alors le menu des jours à venir. Toutes réunies autour de cette table, une énergie incroyable jaillit lorsqu’elles annoncent avec fierté leur production à venir. Cette énergie comble les appréhensions, les baisses de motivations et redonne à chacun l’envie de continuer et d’avancer. Au-delà des différences culturelles et de la barrière de la langue, par le regard, on se comprend : ce projet est beau, valorisant, et vaut pleinement l’effort et les moyens investis. »

SOKY & CHHEIN :
deux femmes engagées pour l’éducation
des plus défavorisés.

A l’Ecole du Bayon, la politique sociale est dirigée par Mr Thorth Torn, mais le travail de terrain et d’analyse est mené par nos deux assistantes sociales : Soky à l’école primaire et Chhein à l’école de pâtisserie. Toutes deux âgées de seulement 30 ans, elles prennent en charge de nombreuses activités au sein de l’équipe de l’École du Bayon.
Soky est arrivée dans notre équipe en 2017. Elle a grandi dans un village proche du temple d’Angkor Wat et a toujours vécu à Siem Reap. Après le lycée, elle souhaitait travailler dans le social mais comme il n’y avait pas de formation dédiée à Siem Reap, elle a intégré l’ACE (le centre australien pour l’apprentissage des langues étrangères).
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Pendant cette période, elle donnait également des cours d’anglais au sein de l’ABC Center afin de financer sa formation. L’enseignement est quelque chose qu’elle affectionne particulièrement. Son métier d’assistante sociale lui permet entre autre d’apprendre aux élèves les règles de vie en communauté, de savoir-vivre et les notions de respect. Et elle adore ça !
Après ses études, elle a continué de travailler au ABC Center mais cette fois en tant qu’assistante sociale. Cette expérience d’un an lui a permis de découvrir les rouages du métier et de se confronter à différentes situations. Elle a ensuite rejoint l’équipe du Bayon où elle a d’abord travaillé en binôme avec Viseth (qui était manager de l’action sociale à l’école primaire). Dès son arrivée, Soky a pris en charge l’aide médicale fournie aux élèves et la planification des visites de familles.
Après le départ de Viseth en 2018, Soky a pris pleinement en charge toutes les actions sociales en lien avec l’école primaire :
– Participation à la vie de l’école (soutien aux professeurs, mise en place des activités extra-scolaires, prévention des absences…)
– Conduite de l’aide médicale (coordination des visites des élèves dans les centres médicaux partenaires, distribution des kits d’hygiène…)
– Visites de familles (planification des visites annuelles et intervention ponctuelle en cas de besoin)
– Prise en charge du recrutement des nouveaux élèves (dossier de candidature, entretien avec les familles…)
– Suivi des étudiants du secondaire (mise à disposition d’un vélo, d’uniformes et de matériel scolaire à chaque rentrée, contrôle mensuel des absences et résultats, aide à l’orientation professionnel, soutien médical en cas de besoin…).

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Même si son quotidien est très chargé, Soky adore son travail et la proximité que celui-ci lui permet d’avoir avec les élèves du Bayon et leurs familles. Les parents des élèves refusés lors de la sélection peuvent devenir agressifs avec elle, ce qui la touche au plus haut point. Elle arrive cependant à passer outre car elle sait que c’est à ce prix que nous pouvons assurer la qualité de l’éducation mise en place à l’école du Bayon.
Une fois par trimestre, elle organise une réunion de parents d’élèves pour les informer des actualités de l’école, leur rappeler les règles et répondre à leurs questions. Elle adore leur venir en aide et c’est pour elle une vraie vocation, elle ne s’imaginerait pas faire un autre métier.
Au fur et à mesure, elle a noué un lien avec chacun des 400 élèves accueillis à l’école du Bayon et a appris à connaître les comportements de chacun, qu’ils soient positifs ou négatifs.
Elle a le sentiment aujourd’hui d’avoir trouvé le juste milieu entre autorité et relation de confiance. Elle est parvenue en seulement 2 ans à devenir le point de contact entre les parents et l’école primaire. Un gros travail l’attend ces prochains mois : le traitement des dossiers de candidature pour la rentrée prochaine et l’évaluation des familles. Elle et Mr. Thorn préparent également depuis plusieurs semaines un document formalisant la politique de recrutement de l’école du Bayon.
Toute l’équipe du Bayon la remercie pour son engagement, son professionnalisme et sa bonne humeur au quotidien. Bravo Soky !

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Une journée au cœur du Coffee Shop du Bayon

« Les jours se suivent et ne se ressemblent pas au Coffee Shop du Bayon. Il vit au rythme des clients mais aussi des projets et événements mis en place par l’équipe basée à Siem Reap. Tous les matins, lorsque j’arrive, je retrouve à chaque fois cette délicieuse odeur de croissant et de café… En cuisine c’est déjà l’agitation ! Le minuteur du four et les discussions des clients en Khmer, anglais, français, allemand ou encore espagnol se confondent avec la musique traditionnelle de la playlist préférée de Sreyleak ou Rima. Elles sont toutes deux anciennes étudiantes de l’école de pâtisserie et ont été recrutées au terme de leur formation pour prendre en charge le service et la production au Coffee Shop du Bayon.
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C’est donc dans cette ambiance unique que je me mets au travail : accueil, service, débarrassage des tables… Ce que j’apprécie le plus c’est le contact avec les clients, toujours curieux d’en savoir plus sur notre école de pâtisserie et sur le projet global de l’association. Ils sont à chaque fois très heureux de découvrir à travers la vitre du laboratoire de pâtisserie les étudiantes en formation avec leurs professeures.
Ces échanges avec les clients ont notamment nourri notre projet de gala de charité dont l’organisation a occupé une grande partie de mes journées ces dernières semaines. Quoi qu’il arrive, je me tiens toujours disponible pour prêter main forte à Sreyleak et Rima au service. La carte du Coffee Shop a été changée dernièrement et nous proposons maintenant de nombreux produits pour le déjeuner. Le Coffee Shop est donc très souvent bondé le midi et nos clients raffolent particulièrement du brunch : un menu composé de 3 pâtisseries sucrées ou salées et de 2 boissons.
Vers 13h, c’est à mon tour de profiter d’un bon repas. Je rejoins alors les étudiantes et mes collègues à la cantine située à l’étage du Coffee Shop pour passer un bon moment.
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Malgré le calme apparent de l’après-midi, les étudiantes et leurs professeures ne chôment pas car c’est le moment de préparer les commandes extérieures et de faire la mise en place du lendemain. Les après-midis du mois de février se sont révélées un peu plus stressantes pour les étudiantes qui étaient en période d’examens. Nous avons d’ailleurs eu la chance de déguster leurs réalisations : pâtisseries, viennoiseries et pains, pour le plus grand plaisir de nos papilles !
À l’approche de l’heure du goûter, notre terrasse calme et ombragée accueille de nouveaux clients venant profiter d’une petite douceur et d‘une boisson rafraîchissante après leur visite dans les temples. « Déjà 17h30 ? » s’étonne Sreyleak. Il est l’heure de fermer les portes du Coffee Shop et d’attendre le lendemain pour une nouvelle journée pleine de belles rencontres et de surprises… »
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Embarquez pour un autre voyage au cœur de l’école de pâtisserie du Bayon et découvrez nos recettes aux inspirations Khmères et françaises avec notre livre de recettes « Les pâtisseries au Bayon ».
Pour le commander, rendez-vous ici !